Essai Volkswagen Taigo 1.0 TSI 110 DSG : effet de mode

Les SUV ont remplacé les monospaces et voilà maintenant qu’ils sont plus branchés quand ils sont coupés. Qu’à cela ne tienne, Volkswagen répond présent avec le Taigo !

essai vw taigo 2

essai vw taigo

https://f8c61b8e6411301f7435b9c9a9b4c302.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.htmlSuivre les tendances est le sport favori des constructeurs. Il suffit que l’un tente quelque chose et que le public y réagisse positivement pour que tout le monde se lance dans la bataille. Les SUV coupé ? BMW a jeté un pavé dans la marre avec son X6 en 2008, mais ce type de carrosserie est resté, sur le marché européen, une exclusivité premium jusqu’à l’arrivée du Renault Arkana en 2021. Si le modèle au losange a été le premier à vraiment populariser ce type de carrosserie (d’aucun disent que le Toyota C-HR était là avant lui, mais tout le monde ne s’accorde pas à le taxer de SUV « coupé »), il n’a pas fallu longtemps avant que Volkswagen dégaine le Taigo. Ce dernier est un peu le derrière entre deux chaises, puisqu’il reprend une plate-forme de T-Cross rallongée, ce qui en fait un véhicule assez abordable et axé entrée de gamme. Il se place donc entre un T-Cross (4,11 m) et un plus cossu T-Roc (4,24 m), mais ses 4,27 m font de lui le plus long des trois !

essai vw taigo 4

essai vw taigo 1

essai vw taigo 3

essai vw taigo 5

Pas facile de s’y retrouver, mais l’on comprend vite que c’est le coup de crayon qui a primé. Coup de crayon qui, par ailleurs, est un peu étrange selon certains angles, autant en termes de proportion que de dessin : de profil, l’arrière parait très haut et la voiture semble s’affaisser sur son train avant ! Reste que le joli Vert Visual métallisé a au moins le mérite d’égayer un peu le tout et d’éviter les sempiternels blancs-gris-noirs. Exclusive à la finition Style, cette teinte de carrosserie est même proposée sans supplément, via un pack design. Il serait dommage de s’en priver…

Habitacle connu

essai vw taigo 13

Le pack comprend aussi des inserts couleur carrosserie dans l’habitacle, ainsi qu’une sellerie en tissu multicolore baptisée Tracks 2. C’est à peu près tout ce que l’on trouve de fantaisiste dans cet intérieur Volkswagen autrement très classique, qui ne dépaysera pas les clients de la marque. L’ensemble est correctement fini, avec des matériaux à la hauteur du positionnement de l’auto : on trouve quelques textures souples, mais le plastique dur est aussi bien présent, ce qui n’a rien d’étonnant à ce niveau de gamme. Si l’on peste contre les commandes de clim tactiles (bon courage pour les manipuler facilement en roulant), il est agréable de constater que l’éclairage et le volant font toujours appel à de bon vieux boutons physiques, rassurants et surtout faciles à mémoriser pour les opérer sans regarder. Dommage que les modèles plus haut de gamme de VW ne s’en inspirent pas !

essai vw taigo 12

essai vw taigo 10

essai vw taigo 11

essai vw taigo 9

Pour le reste l’habitabilité est bonne, avec des places arrière accueillantes pour les gabarits moyens et une banquette confortable. Avec 438 l annoncés, le coffre n’est en revanche pas plus logeable que celui d’un T-Roc.

Sans fioritures sur la route

essai vw taigo 7

Si l’on se sent comme à la maison à bord, il en va de même au volant. Quiconque a déjà roulé en T-Cross trouvera donc ses marques très rapidement. Confortable sans être moelleux, l’amortissement (passif) ne rend les armes que sur les grosses saignées, tandis que les mouvements de caisse sont bien contenus. On se surprend même à trouver une certain agilité à ce Taigo, que l’on doit surtout à l’électronique. Assez fin dans ses actions, l’ESP intervient en effet très fréquemment sur les roues intérieures en virage, même à vitesse modérée, afin de resserrer la trajectoire. On peut encore affiner cet effet en optant pour le différentiel électronique XDS, une option toutefois réservée à la finition R Line. Mais n’espérez pas trouver un quelconque comportement sportif, qui n’est pas le but de cette auto.

essai vw taigo 8

Surtout gréée du 3-cylindres 1.0 TSI 110 ch, un petit bloc vaillant et très suffisant au quotidien mais qui n’a rien d’un foudre de guerre. Sans compter qu’avec la boîte DSG, il est très muselé en mode Drive et il ne faut pas hésiter à passer la boîte en S pour éviter de se retrouver fréquemment en sous-régime. Si ce n’est pas dommageable sur le plat, c’est un peu plus embêtant avec du relief. Il ne faut pas non plus s’étonner des quelques claquements clairement audibles en basculant entre les différentes position PRND de la boite, car elle fait appel à un carter sec. Une chose qu’elle réussit à merveille en revanche, c’est préserver la consommation. Après 270 km d’un trajet mixte ville-route-autoroute parcouru à vitesse normale et de nombreux allers-retours sur quelques centaines de mètres pour les photos, l’ordinateur de bord affichait seulement 6,1 l/100 km. Sur le réseau secondaire, il n’est même pas difficile de descendre aux alentours des 5 l/100 km. Le Taigo démarre à 23 850 € avec un 3-cylindres de 95 ch et une boîte manuelle, mais il faut compter 30 740 € pour notre version 110 ch boite DSG en finition Style, la plus onéreuse (30 910 € pour notre configuration exacte). Un plus puissant 4-cylindres de 150 ch est aussi disponible sur les finitions hautes.

essai vw taigo 6
https://f8c61b8e6411301f7435b9c9a9b4c302.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Les prix et principaux équipements du Volkswagen Taigo