Nouvelle Peugeot 208 : quel moteur et quelle finition choisir ? (MAJ)

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Après avoir abandonné les petits breaks, Peugeot a renoncé à la carrosserie trois-portes, de moins en moins prisée, pour sa deuxième génération de 208. En contrepartie, la citadine du Lion s’offre une nouveauté très médiatique : une version 100 % électrique, baptisée e-208. Mais les variantes thermiques sont les premières à débarquer, avec un look bien plus exubérant que sur la précédente génération, malgré un comportement finalement plus placide, et des dimensions revues à la hausse en dépit d’une habitabilité arrière décevante. Coup de zoom sur la large gamme de la dernière petite Lionne.

Tous les prix donnés sont valables au 1er décembre 2019

PureTech 75

Sans turbo, ce moteur d’entrée de gamme ne peut faire de miracle dans une 208 déjà lourde. Ses performances modestes le réservent plutôt à la ville, d’autant que la commande de boîte figure parmi les plus agaçantes du marché et que ce trois-cylindres donne trop de la voix sur autoroute. En revanche, il parvient à garder une certaine douceur et brille par sa sobriété (5,9 l/100 km en moyenne d’après nos mesures sous protocole ISO 9001).

PureTech 100

Avec près de 100 Nm de couple en plus grâce au renfort d’un turbo, la 208 devient forcément bien plus polyvalente. Sans se transformer en assoiffée pour autant, puisqu’elle se contente de 6,4 l/100 km en moyenne. La boîte manuelle est également plus réussie que sur le PureTech 75 et compte un rapport supplémentaire. Le surcoût de 1 200 € apparaît ainsi aisément justifié, surtout si vous faites régulièrement de la route ou de l’autoroute, où ce PureTech 100 se révèle à la fois plus discret et autrement plus performant que son petit frère.

Cette 208 deuxième du nom se révèle moins agile que sa devancière.
Cette 208 deuxième du nom se révèle moins agile que sa devancière.© Peugeot

PureTech 130

Alors que sa devancière a proposé jusqu’à… 208 ch en version GTi, la nouvelle venue plafonne à 130 ch en thermique. Une version aux tarifs déjà salés, d’autant que la boîte automatique EAT8 est ici de série. Même à transmission identique, il faut tout de même ajouter 1 900 € par rapport au PureTech 100. La consommation devient aussi moins intéressante, avec 7,9 l/100 km en moyenne selon nos mesures, alors que le tempérament mécanique demeure très sage, avec des accélérations linéaires. En revanche, les relances percutantes facilitent les dépassements : seulement 6,5 s sont nécessaires pour passer de 80 à 120 km/h en Drive. Cela ne suffit toutefois pas à rendre cette variante indispensable pour le commun des mortels.

BlueHDi 100

Contrairement à sa grande rivale Renault Clio 5, qui a conservé deux diesels, la 208 n’en garde qu’un : ce 1.5 BlueHDi 100. Un quatre-cylindres qui est forcément associé à une boîte manuelle, heureusement assez douce, et qui gronde de manière un peu trop sonore en ville et lors des accélérations. Autre grief : l’étagement très long bride les relances, moins bonnes que sur le PureTech 100 au couple pourtant plus faible. Ce moteur demeure toutefois suffisant et toujours très sobre, avec 5,5 l/100 km. Mais à 1 300 € de plus que le PureTech 100, il se destine plutôt aux gros rouleurs, aux entreprises ou à ceux qui gardent leur auto très longtemps.

La e-208 conserve quasiment le même look que les versions thermiques.
La e-208 conserve quasiment le même look que les versions thermiques.© Alex Krassovsky

e-208

Cette variante 100% électrique reste une vraie 208 avec un châssis efficace. Les 136 ch et les 260 Nm de couple lui permettent des départs canon. Le poids supplémentaire des batteries (323 kg de plus qu’une 208 1.2 PureTech 130 ch Auto) lui permet même d’afficher un confort supérieur aux versions thermiques. En revanche, la pédale de frein difficile à doser entache le plaisir de conduire, tout comme l’autonomie limitée (seulement 160 km sur autoroute) réduit sérieusement son champs d’action. D’autant plus que le temps de charge peut atteindre jusqu’à 32 heures sur une prise domestique (7h30 sur une wallbox 32A). Enfin, un surcoût de 3 300 € par rapport au PureTech 130 EAT8 à dotation identique, une fois le bonus de 6 000 € déduit, ne la rendra que difficilement économiquement rentable.

Notre choix : 208 PureTech 100

Quelle transmission choisir ?

Ici, les choses sont assez simples. Seul le PureTech 100 laisse en effet le choix entre deux types de transmission. Si la boîte manuelle à six rapports est déjà bien plus réussie que sur le PureTech 75, la transmission automatique EAT8 mettra votre jambe gauche et votre poignet droit au repos moyennant 1 700 €. D’origine Aisin, cette boîte à convertisseur très moderne est en général recommandable, mais nous n’avons pas encore pu la tester sur la 208 avec ce moteur.

Quelle finition choisir ?

L'écran tactile n'excède pas 5 pouces et les compteurs demeurent classiques.
L’écran tactile n’excède pas 5 pouces et les compteurs demeurent classiques.© Peugeot

Vous commencez à en avoir l’habitude : acheter une version de base est rarement une bonne idée. La nouvelle 208 Like ne fait pas exception. Mais si elle est bien plus onéreuse que sa rivale Clio Life, elle se montre tout de même plus fréquentable, avec sa climatisation et sa radio de série. Ici, c’est avant tout le petit écran 5 pouces en noir et blanc ou les jantes acier de 15 pouces qui incitent à passer son chemin. Sans parler du choix de moteurs limité au PureTech 75 en essence et au diesel BlueHDi 100.

La Peugeot 208 en finition Active
La Peugeot 208 en finition Active© Peugeot

Pour précisément 2 000 € de plus, la finition Active est bien plus tentante. Sa dalle tactile est en effet en couleur et au format 7 pouces, alors que ses enjoliveurs 16 pouces remplissent mieux les passages de roues et que les fameux feux de jour à diodes en forme de “dents de lion” (ou de morse, selon certains…) sont cette fois de la partie. Sans oublier un volant en croûte de cuir plus agréable au toucher, des rétroviseurs à réglage électrique ou la possibilité de choisir tous les moteurs, hormis le PureTech 130.

Peugeot 208 Allure
Peugeot 208 Allure© Peugeot

Ce dernier ne débarque en effet qu’à partir du troisième niveau, Allure. Moyennant un surcoût de 1 700 € à moteur égal, vous gagnez ici la climatisation automatique monozone, des jantes alliage, un radar de recul, le frein de parking électrique, l’instrumentation numérique ou un démarrage mains libres. Rien d’indispensable, mais intéressant malgré tout.

Peugeot 208 GT Line
Peugeot 208 GT Line© Peugeot

En revanche, si vous craquez pour la GT Line, outre une facture augmentée de 2 300 €, vous devrez accepter quelques trépidations supplémentaires à basse vitesse infligées par les roues de 17 pouces ici imposées. Dommage, car les phares 100 % diodes, le grand écran tactile 10 pouces ou les matériaux plus soignés de cette variante auraient aussi pu intéresser une clientèle plus sensible au confort.

Peugeot e-208 GT
Peugeot e-208 GT© Peugeot

Quant à la 208 GT, c’est un cas à part : elle est seulement disponible sur l’électrique e-208, d’où une addition qui dépasse les 30 000 € même en déduisant le bonus de 6 000 €. En contrepartie, elle se place vraiment au sommet de la gamme avec ses sièges chauffants, sa surveillance d’angle mort ou son accès mains libres, mais sans creuser un écart énorme avec une “simple” GT Line, 1 550 € moins chère. Avec sa sellerie cuir, une Clio Initiale Paris joue mieux son rôle de citadine de luxe.

Les choix les plus homogènes : Les finitions Active et Allure

Quelles rivales ?

Pour la première fois, la petite Peugeot n’a pas changé de nom en changeant de génération. Mais elle retrouve bien son “ennemie de trente ans”, la Clio, dont la cinquième mouture a débarqué quelques mois plus tôt. Avec son rapport prix-équipement plus agressif, son habitabilité supérieure, ses diesels plus discrets et encore plus sobres, son châssis très réussi ou sa qualité de fabrication enfin soignée, cette Renault est d’ailleurs la rivale la plus redoutable pour la 208.

Quelle Renault Clio 5 choisir ?

Les Citroën C3 et Renault Clio 5 sont les deux principales rivales de la 208 en France.
Les Citroën C3 et Renault Clio 5 sont les deux principales rivales de la 208 en France.© Franck Camuzat

La cousine Citroën C3 doit, elle, avant tout compter sur ses tarifs plus serrés et son confort soigné, car elle repose sur une base plus âgée et ne propose par le même dynamisme. Alors que la dernière Volkswagen Polo fait également partie des alternatives pertinentes, même si on peut lui reprocher un manque de fantaisie et une qualité de fabrication moins léchée que par le passé.

Il faudra aussi surveiller la nouvelle Toyota Yaris et sa version hybride, sans équivalent chez Peugeot. Mais la 208 devra cette fois accorder davantage de considération à une certaine… Opel Corsa, qui propose désormais les mêmes soubassements et motorisations pour un prix plus accessible, avec une présentation toutefois bien moins originale.

La nouvelle Peugeot 208 face à l’Opel Corsa 2019

Malgré ses gènes de Peugeot 208, cette Corsa possède une allure bien à elle.
Malgré ses gènes de Peugeot 208, cette Corsa possède une allure bien à elle.© Opel