750 km d’autonomie et recharge ultra-rapide : les premières révélations sur les futures Renault électriques

Le constructeur français Renault a dévoilé les premières informations sur une nouvelle plateforme dédiée à ses futurs véhicules électriques. Baptisée RGEV Medium 2.0, cette architecture technique doit équiper la prochaine génération de modèles du segment C et au-delà. Autonomie, recharge rapide, connectivité avancée et baisse des coûts : l’objectif est clair, rivaliser avec les meilleures technologies du marché.

Cette plateforme a été présentée dans le cadre du plan stratégique FutuREady, qui vise à accélérer la transformation du groupe vers la mobilité électrique et intelligente.


Une plateforme modulaire pour plusieurs segments

Malgré son nom, la plateforme RGEV Medium 2.0 ne se limitera pas uniquement aux modèles intermédiaires. Renault indique qu’elle sera hautement modulaire, capable de couvrir plusieurs segments du marché, du B+ jusqu’au segment D.

Concrètement, cette base technique pourra servir à différents types de véhicules :

  • berlines électriques
  • SUV
  • monospaces
  • crossovers familiaux

Elle pourrait ainsi équiper aussi bien des modèles compacts que des véhicules plus spacieux, dans l’esprit des actuels Renault Mégane E‑Tech Electric, Renault Scénic E‑Tech Electric ou encore Renault Captur.


Une architecture 800 volts pour accélérer la recharge

La plateforme RGEV Medium 2.0 adoptera une architecture électrique 800 volts, une technologie qui permet de réduire fortement les temps de recharge sur les bornes rapides.

Renault évoque déjà un objectif ambitieux :
atteindre environ 10 minutes de recharge rapide à l’horizon 2030.

Cette évolution dépendra toutefois du développement du réseau de recharge haute puissance, notamment en Europe.


Jusqu’à 750 km d’autonomie… et même davantage

La nouvelle base technique permettra également d’améliorer l’autonomie des véhicules. Renault annonce jusqu’à 750 km en 100 % électrique, un niveau déjà très compétitif.

Mais le constructeur prévoit aussi une solution pour les conducteurs recherchant encore plus d’autonomie : un prolongateur d’autonomie. Dans cette configuration, un petit moteur thermique produit de l’électricité pour alimenter une batterie plus compacte.

Avec ce système, l’autonomie pourrait atteindre jusqu’à 1 400 km, une solution intéressante pour les longs trajets ou les zones où l’infrastructure de recharge reste limitée.


Deux types de batteries selon les usages

La plateforme RGEV Medium 2.0 pourra accueillir plusieurs technologies de batteries, avec une conception optimisée de type cell-to-body. Cette architecture permet notamment :

  • une intégration plus compacte des cellules,
  • 20 % de pièces en moins,
  • une meilleure efficacité énergétique.

Renault prévoit deux grandes familles de chimie :

Batteries haute densité énergétique
Destinées aux modèles les plus performants ou à grande autonomie.

Batteries plus abordables
Conçues pour les véhicules à autonomie standard ou les modèles plus accessibles.

Les petites voitures des segments A et B devraient rester en architecture 400 volts, avec un objectif de recharge en 20 minutes d’ici 2030.


Un nouveau moteur électrique plus efficient

Renault prépare également une troisième génération de moteur électrique à rotor bobiné, une technologie qui présente un avantage important : elle n’utilise pas de terres rares.

Ce nouveau moteur offrira :

  • une puissance d’environ 275 chevaux,
  • une configuration possible en traction ou en propulsion,
  • un rendement énergétique de 93 % sur autoroute.

Développé et produit en interne, ce moteur devrait aussi permettre une réduction des coûts de 20 % par rapport à la génération précédente.


Des voitures définies par le logiciel

Au-delà de la mécanique, la plateforme RGEV Medium 2.0 marque une nouvelle étape dans la digitalisation des véhicules.

Les futurs modèles seront conçus comme des Software Defined Vehicles (SDV). Concrètement, cela signifie que 90 % des fonctionnalités pourront être mises à jour à distance, comme sur un smartphone.

Le système d’exploitation du véhicule, appelé carOS, sera codéveloppé avec Google sur une base Android.

À plus long terme, Renault veut évoluer vers des véhicules dits Artificial Intelligence Defined Vehicles (AIDV), capables d’utiliser l’intelligence artificielle pour gérer :

  • l’infodivertissement

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