Témoignage – Avec sa Hyundai Ioniq 6, Damien voyage aussi vite qu’en thermique
Pendant longtemps, la voiture électrique a été associée à des compromis : autonomie limitée, recharges interminables, trajets longue distance compliqués. Le témoignage de Damien, conducteur de Hyundai Ioniq 6 et électromobiliste convaincu, montre à quel point cette image est désormais dépassée.
Une première rencontre réussie avec l’électrique
Damien, qui vit près de Saumur en France, n’a pas débuté l’aventure électrique avec sa Ioniq 6. Son premier pas a été un Hyundai Kona Electric, utilisé pendant près de trois ans. L’élément déclencheur ? Une simple semaine d’essai, grâce à un proche déjà passé à l’électrique.
« Quand nous avons rendu la voiture, on ne voulait plus la lâcher. Silence, confort, couple immédiat… tout nous a plu. »
À l’époque, un vieux diesel leur permet de bénéficier d’une prime à la conversion avantageuse. Le passage à l’électrique se fait presque naturellement, sans même trop réfléchir à la recharge. Longtemps, le Kona est branché sur une simple prise domestique avant l’installation d’une borne de 3,7 kW, largement suffisante pour leur usage quotidien.
Une solution très rentable pour les gros rouleurs
Avec plus de 30 000 km parcourus par an, dont une grande partie pour le travail, Damien mesure rapidement les bénéfices économiques de l’électrique. Rechargeant principalement à domicile, le coût est sans appel : environ 2,50 € pour 100 km.
À cela s’ajoutent les avantages fiscaux : en passant aux frais réels, le barème kilométrique majoré pour les véhicules électriques rend l’opération encore plus intéressante.
Autre avantage souvent oublié : la résilience. Lors de pénuries de carburant locales, Damien continue à rouler sans contrainte, là où d’autres sont immobilisés.
Les limites du Kona sur les longs trajets
Avec l’évolution rapide des technologies, le Kona finit toutefois par montrer ses limites, notamment sur autoroute. Sa puissance de recharge rapide plafonne autour de 60 à 65 kW, ce qui impose parfois des arrêts de 40 à 45 minutes.
Pour optimiser les trajets, Damien adopte une conduite plus modérée, autour de 110 km/h, afin d’éviter un arrêt recharge supplémentaire. Efficace, mais pas idéal.
Deux points finissent par peser dans la balance :
- une recharge DC jugée trop lente,
- un coffre un peu juste pour un usage familial.
Le passage à la Hyundai Ioniq 6
Après avoir hésité avec une Tesla Model 3 ou une Kia EV6, une invitation chez Hyundai accélère la décision. Si le design de la Hyundai Ioniq 6 ne convainc pas immédiatement, l’essai réel change la donne : plus d’espace, meilleure efficience et surtout une architecture 800 volts.
Grâce à une reprise avantageuse du Kona et une remise commerciale, Damien franchit le pas en 2023.
Recharger intelligemment pour voyager vite
La Ioniq 6 change radicalement l’expérience des longs trajets. Avec une batterie bien préconditionnée, les puissances de recharge atteignent jusqu’à 200 kW, même en hiver.
Damien souligne toutefois un point important : ne pas laisser le planificateur faire tout le travail. Programmer manuellement les étapes permet d’optimiser le préchauffage de la batterie et de réduire drastiquement les temps d’arrêt.
Résultat :
« Aujourd’hui, une pause de 10 minutes suffit. On a à peine le temps d’aller aux toilettes que la voiture est prête à repartir. »
Aussi rapide qu’une voiture thermique
Sur un trajet régulier entre Bordeaux et Saumur, le constat est sans appel : 4 h 30 de route, soit exactement le même temps qu’en voiture thermique.
L’électrique n’est plus un frein, mais un autre mode de déplacement, tout aussi efficace.
Regard des autres et évolution des mentalités
Si les discussions entre électromobilistes aux bornes sont devenues plus rares, la puissance de recharge de la Ioniq 6 intrigue encore. Damien constate aussi que certains conducteurs thermiques restent bienveillants, même si les idées reçues persistent.
Aujourd’hui, lorsqu’on lui demande conseil, son discours a évolué :
« Avant, je disais de prendre une Tesla pour être rassuré. Maintenant, avec les progrès des réseaux et des voitures, la majorité des électriques permettent de voyager loin sereinement. »
Un point de vigilance : l’ICCU
Tout n’est pas parfait pour autant. La plateforme e-GMP est connue pour un problème potentiel sur l’ICCU, le module de gestion de la recharge. Damien y a été confronté à 30 000 km, avec une panne brutale et trois mois d’attente pour la pièce.
L’intervention a toutefois été prise en charge par Hyundai, et la qualité du suivi en concession a largement contribué à maintenir sa confiance dans la marque.
Bilan après 53 000 km
Aujourd’hui, Damien ne regrette pas son choix. La Hyundai Ioniq 6 reste pour lui une excellente routière électrique, à condition de vérifier les mises à jour et de bien évaluer ses besoins : attention notamment au coffre de type malle et à la garde au toit pour les passagers de grande taille.
Un témoignage qui illustre parfaitement une réalité encore méconnue : l’électrique peut désormais rivaliser – et parfois dépasser – le thermique sur les longs trajets.
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